Entrée de avril 2008

avril 30, 2008

l’heure

la flèche du temps m’angoisse
son trajet menace le mien
chaque pièce a son heure
assise sur la table de chevet
peinte sur le mur
réverbérée au plafond
elle paraît même morsure au poignet des hommes
lorsqu’ils boivent crient pi ruent
ou quand une bise de fatigue les dévêt au soir
elle choit   silence immobile    épie
les pieds gelés poindre de sous la couverture

avril 28, 2008

les jours simples

je suis celui qui est
un algorithme autoperpétuant
le vecteur de survie de milliers de gènes
leur automate conscient la vraie tragédie
l’esclave du code intime qui dicte ma mortalité
l’évolution naît
de l’émergence pi de la compétition entre les gènes
de la lutte à la mobilisation des ressources externes
pour leur bête réplication
pi moi là rien de plus ni de moins
que leur [...]

avril 3, 2008

le déni

en fin de journée
il me les dévoile accusateur
la plaie noire nouures aux nuits sueurs froides
à sa cuisse
¿Parásitos verda’?
 
je ne crois pas
n-é-o
les briques du corps vivant perdent
le contact avec la réalité
c’est la  psychose inébranlable
des membres fonctionnels d’un groupe autoorganisant
les cellules néoplastiques
deviennent des moteurs à réplication bornée
vivantes     c’est comme si elles se cristallisent
pi le corps de cet [...]

avril 3, 2008

sur la panaméricaine

renversade
fille d’essencerie-gîte
!
toi au matin sous l’empire du sommeil
toujours la même chevelure en vacarme
la même ferveur du lit de noce au visage
l’intimité    la marrée basse de l’action
tu regardais toujours derrière toi
petite proie suivie     docile        adoptée

avril 3, 2008

petite carte photo

petite carte photo
oh mes yeux noirs
cette part de moi
vécue en arrière pensée
tout ce que mon phénotype bègue
n’exprime pas
chère idée fixe copiée collée
infiniment
les chemins se font route
moi pi elle on change pas