la flèche du temps m’angoisse
son trajet menace le mien
chaque pièce a son heure
assise sur la table de chevet
peinte sur le mur
réverbérée au plafond
elle paraît même morsure au poignet des hommes
lorsqu’ils boivent crient pi ruent
ou quand une bise de fatigue les dévêt au soir
elle choit silence immobile épie
les pieds gelés poindre de sous la couverture
Entrée de avril 2008
avril 30, 2008
l’heure
avril 3, 2008
le déni
en fin de journée
il me les dévoile accusateur
la plaie noire nouures aux nuits sueurs froides
à sa cuisse
¿Parásitos verda’?
je ne crois pas
n-é-o
les briques du corps vivant perdent
le contact avec la réalité
c’est la psychose inébranlable
des membres fonctionnels d’un groupe autoorganisant
les cellules néoplastiques
deviennent des moteurs à réplication bornée
vivantes c’est comme si elles se cristallisent
pi le corps de cet [...]
avril 3, 2008
sur la panaméricaine
renversade
fille d’essencerie-gîte
!
toi au matin sous l’empire du sommeil
toujours la même chevelure en vacarme
la même ferveur du lit de noce au visage
l’intimité la marrée basse de l’action
tu regardais toujours derrière toi
petite proie suivie docile adoptée
avril 3, 2008
petite carte photo
petite carte photo
oh mes yeux noirs
cette part de moi
vécue en arrière pensée
tout ce que mon phénotype bègue
n’exprime pas
chère idée fixe copiée collée
infiniment
les chemins se font route
moi pi elle on change pas