la flèche du temps m’angoisse
son trajet menace le mien
chaque pièce a son heure
assise sur la table de chevet
peinte sur le mur
réverbérée au plafond
elle paraît même morsure au poignet des hommes
lorsqu’ils boivent crient pi ruent
ou quand une bise de fatigue les dévêt au soir
elle choit silence immobile épie
les pieds gelés poindre de sous la couverture