nouvelles veillées montréalaises
j’ai dans ma tête
le réchaud des nuits passées
l’oracle de mes temps nouveaux
j’ai mon poing engainé
les aboiements de toutes mes joies dans le torse
pi le point de vue effilé des choses qui transpercent
rue Wellington
une fille-du-roy m’envoie une dernière toise
braisée sur des fautqutummbaises-làààà
oouuuuuuuuuuain!
chu
de retour en ville en vie en vrai
montréalais puéril de plein printemps
sérieux
4 fins du monde pi deux tremblay
à 8 en machine vers Parc-Ex
là! troisième hidjab à gauche!
on barbecue le mois de d’avril en gougoune en pleine rue
mais néanmoins malgré
la frénésie du bourgeon qui s’étire
des robes qui virevoltent
d’un coup
les œillères peuvent tomber
pi je reviens là à la périphérie du monde
sachant que je transige
au jour le jour avec le drame
qu’un temps je serai qu’on sera tous
calmes comme elle figés petite carte photo
sortie prendre l’air calmes
même les bras-sales
les bâtards les sang-mêlés
tous calmes
su’a côte-des-neiges