Article étiqueté comme ‘littérature’

décembre 15, 2008

réflex

 
mi ruuuuuuuuubio
ha’ me otra injección
 
canicule des lèvres mordues
mes cheveux trop longs
crêpus de gros collage dans le lit
puis enroulés à son annulaire insomniaque
 
j’irai me les raser demain
 

octobre 18, 2008

l’acharnement

il y a ici des morts
à première vue absurdes
des traumas exsanguinés en route
vers l’hôpital régional
des mononucléoses s’obstruant
dans la salle d’attente
pi des enfants taris par une diarrhée
 
mais est-ce pire que les vieux
qu’un AVC aliène de leur corps
qui se fanent à la longue sécheresse sénile
de leurs dernières années alitées
 
j’aimerais savoir refuser
la mort aseptique des draps de lin [...]

juillet 20, 2008

Ici

comment dire soi  comment le dire
quand 
je lis le braille de notre condition à m’user les digitales
inexorable dissolution incarnée dans cette famille en deuil
mon soi coquille un moment anéantit de compassion
en ce monde par ce monde pi pour ce monde
 
 
 
***
 
 
je ne suis pas vide mais plutôt
en moi-même squattant un édifice d’autrefois
une usine désaffectée l’ouvrage les [...]

avril 3, 2008

sur la panaméricaine

renversade
fille d’essencerie-gîte
!
toi au matin sous l’empire du sommeil
toujours la même chevelure en vacarme
la même ferveur du lit de noce au visage
l’intimité    la marrée basse de l’action
tu regardais toujours derrière toi
petite proie suivie     docile        adoptée

mars 11, 2008

Réanimation fluidienne

le soleil peut faire tourner la terre
des dizaines de fois dans sa fronde
je n’oublierai pas ses petits yeux secs
ma phalange lui transverse l’avant-bras
dans le presque pouls je pressens l’hémolyse
entre les courtes saisons de fièvre de rémission
elle
me lance la bouée rescousse d’un regard entendu
nos mouvements mécaniques s’enchaînent
les protocoles sont les mêmes
les canules glissent les fluides se [...]

février 4, 2008

En langues barbares – Ouverture

AUG
                    (tout ça chanté avec trop d’enthousiasme   en pensant à  l’épicentre  car ce qui suit est pure fiction)   

ouain à dent fendre l’averse blanche
des draps blancs sur tes seins    
je blesserai doucement le métronome dans ta poitrine
mon premier flocon        ma danse
verre broyé qu’on disperse dans la rue
 
je te voudrais abattue
puis effeuillée
forêt tropicale dans le lit     
chair café    ventre vie
sous [...]