Article étiqueté comme ‘poesie’

mai 31, 2009

l’équilibre

nouvelles veillées montréalaises
 
j’ai dans ma tête
le réchaud des nuits passées
l’oracle de mes temps nouveaux
 
j’ai mon poing engainé
les aboiements de toutes mes joies dans le torse
pi le point de vue effilé des choses qui transpercent
 
rue Wellington
une fille-du-roy m’envoie une dernière toise
braisée sur des fautqutummbaises-làààà
 
oouuuuuuuuuuain!
 
chu
de retour en ville en vie en vrai
montréalais puéril de plein printemps
 
sérieux
4 fins [...]

mai 31, 2009

retour

salut je crois être rentré
de la périphérie de retour
 
j’ai été le mot ainsi que la rature
son ptit nom à elle pi ma date de péremption
étaient gravés là sur un os douillets
entre la chair pi le muscle
qui les ont travaillés jusqu’à l’illisible
 
plus tard peut-être on se recroisera
quand nos jours seront plus simples
 
d’ici là je compte mes [...]

mai 31, 2009

la tangente

mes amours toutes tangentes à cette vie
toutes apparues au plus sûr d’une audace
pi leur déroulement fixé comme la gamme
sauf elle
 
petite carte
 
l’unique inquiétude
 
une robe écarlate au complet
entrée dans ma bouteille de bière
 
j’interprète son visage au litige
testament sans ponctuation
incompréhensible pi trente-sept degrés à son ombre

octobre 18, 2008

l’acharnement

il y a ici des morts
à première vue absurdes
des traumas exsanguinés en route
vers l’hôpital régional
des mononucléoses s’obstruant
dans la salle d’attente
pi des enfants taris par une diarrhée
 
mais est-ce pire que les vieux
qu’un AVC aliène de leur corps
qui se fanent à la longue sécheresse sénile
de leurs dernières années alitées
 
j’aimerais savoir refuser
la mort aseptique des draps de lin [...]

juillet 20, 2008

Ici

comment dire soi  comment le dire
quand 
je lis le braille de notre condition à m’user les digitales
inexorable dissolution incarnée dans cette famille en deuil
mon soi coquille un moment anéantit de compassion
en ce monde par ce monde pi pour ce monde
 
 
 
***
 
 
je ne suis pas vide mais plutôt
en moi-même squattant un édifice d’autrefois
une usine désaffectée l’ouvrage les [...]

avril 28, 2008

les jours simples

je suis celui qui est
un algorithme autoperpétuant
le vecteur de survie de milliers de gènes
leur automate conscient la vraie tragédie
l’esclave du code intime qui dicte ma mortalité
l’évolution naît
de l’émergence pi de la compétition entre les gènes
de la lutte à la mobilisation des ressources externes
pour leur bête réplication
pi moi là rien de plus ni de moins
que leur [...]

avril 3, 2008

sur la panaméricaine

renversade
fille d’essencerie-gîte
!
toi au matin sous l’empire du sommeil
toujours la même chevelure en vacarme
la même ferveur du lit de noce au visage
l’intimité    la marrée basse de l’action
tu regardais toujours derrière toi
petite proie suivie     docile        adoptée

mars 11, 2008

Post premier sommeil

radio ondes-courtes
ma tête s’oriente sous les satellites
le cou tendu le plus parallèle possible
aux nerfs serrés dans sa petite colonne canne à sucre
son corps prenant cette pose du dormir abandon
de la terre de beaufort à la terre de feu
ma beauté continentale
partout à travers le monde
ils veulent bricoler ce que tu rêves avec des mots rouges
je les [...]

mars 6, 2008

vol AF521

 vol AF521
encore l’apnée du voyage
parmi les bancs de poissons curieux
de ce vieux documentaire Cousteau
qui fuient    puis ça puis là
leurs mouvements organisés en cathédrale mobile
j’ai toujours été fasciné
par ces cristallisations bondissantes
spontanées
où la coordination n’est pas
produite d’un échange entres les membres du groupe
comme quelques minutes plus tôt
nouvelles TV1
une manifestation verte noire
fertilité endeuillée
la danse expiatoire des chiites aux [...]

février 4, 2008

En langues barbares – Ouverture

AUG
                    (tout ça chanté avec trop d’enthousiasme   en pensant à  l’épicentre  car ce qui suit est pure fiction)   

ouain à dent fendre l’averse blanche
des draps blancs sur tes seins    
je blesserai doucement le métronome dans ta poitrine
mon premier flocon        ma danse
verre broyé qu’on disperse dans la rue
 
je te voudrais abattue
puis effeuillée
forêt tropicale dans le lit     
chair café    ventre vie
sous [...]